Samedi 20 août 2011
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Voici un Carmel, dans le diocèse du Mans. Article rédigé à partir de
Source :La Nef N°220 de novembre 2010 qui n'est plus disponible en
ligne.
Ce Carmel mérite d'être davantage connu. Elles cherchent également une
aide bénévole (cliquez ici pour en savoir
plus)
En effet, le Carmel Alençon d'une quinzaine de soeurs demeure fidèle aux constitutions de 1990, a un sens de la tradition très fort. Voilà ce qu'en dit la Prieure :
"Les Constitutions de 1990 ont gardé le texte original de 1581 en son entier. Ainsi nous ne pouvons pas « interpréter ». La Madre nous parle directement avec
sa chaleur, sa simplicité et son sens pratique."
Le Concile Vatican II a été vécu par la communauté de la manière suivante :
"Dans la tempête, il reste toujours la boussole infaillible : le pape ! Dans les années après le Concile, tout le monde était désorienté ; beaucoup se
croyaient « inspirés d’En-Haut ». Nous nous accrochions au pape strictement.
Pour la liturgie, nous n’avons pas suivi nos préférences. Nous avons écouté le successeur de saint Pierre, quoi qu’il en coûte et il en a coûté justement en
raison de ceux qui se croyaient « inspirés ».
Nous avons eu cette grâce de n’avoir eu comme prédicateurs de retraite que des théologiens très sûrs, mais c’est vrai que le tri
n’était pas facile. Le Carmel n’est pas à « inventer » sans cesse. Nous avons des parents qui nous ont montré la voie, à nous de la suivre. Si on lit
honnêtement notre Mère sainte Thérèse, les « problèmes » sont vite résolus."
Les Carmélites d'Alençon ont la messe de St Pie V tous les dimanches et celle de Paul VI en semaine, d'après le Motus Proprio Summorum Pontificum.
"Depuis la promulgation du Motu proprio Summorum Pontificum, les messes du dimanche et des fêtes de précepte sont célébrées
dans notre chapelle selon la forme extraordinaire et, en semaine, selon la forme ordinaire. Notre préférence va à la forme extraordinaire, faisant nôtre ce que disait André Frossard : « Je
trouve que la nouvelle messe n’est pas assez contemplative, que l’on y parle trop et que la part du mystère y est bien réduite ». La forme extraordinaire exprime mieux le sacré, l’amour et le
respect. C’est une liturgie « amoureuse ». Comparez par exemple les traductions du missel Dom Lefebvre avec celles d’un missel moderne. Le ton n’est pas du tout le même. Aujourd’hui on parle à
Dieu d’égal à égal, ou peu s’en faut. Pour nous, ce n’est pas du tout une question d’être attachées au temps jadis. Nous ne sommes pas des passéistes.
Quant à l’avenir de cette question, en filles de l’Église, nous nous appuyons sur Sa Sainteté Benoît
XVI."
Elles accueillent au tour les jeunes filles désireuses d'entrer au Carmel.
"Le Seigneur appelle toujours. Nous ne traversons pas une crise des vocations mais des réponses à la vocation.
Il y a des jeunes qui viennent, attirées par la simplicité et l’absolu du Carmel, quelques-unes persévèrent. Les autres (plus nombreuses) retournent dans le
monde, certaines, parce que le Carmel n’était pas leur vocation mais c’est rare, les autres... il y a beaucoup d’infidélité.
« L’actualité » de notre vocation s’est révélée de façon encore plus évidente lors de l’année sacerdotale. Pour nous, ipso facto, elle était « l’année de la
Carmélite ». La triste campagne médiatique orchestrée contre le Saint-Père et les prêtres met en valeur la nécessité de les défendre avec nos seules armes : la prière et le
sacrifice."

Alençon est la
ville natale de Thérèse, une présence très forte dans cette ville, et pour le Carmel :
"Là où l’on naît, là est le cœur. Thérèse est toujours ici.
Alençon, c’est la ville où elle a fait ses premiers pas dans la vie, où elle est devenue enfant de Dieu et de l’Église, où elle a pu contempler l’amour de
ses parents, Louis et Zélie Martin, modèles de couple chrétien à notre époque où le mariage et la famille sont tellement attaqués. Alençon, ce sont les « années ensoleillées » de la petite
enfance jusqu’à la douloureuse épreuve de la mort de sa mère. Sainte Thérèse demeure un exemple pour une Carmélite du XXIe siècle, car elle a compris en profondeur l’Évangile."
Propos recueillis par Christophe Geffroy
Monastère du Carmel,
2 place Marguerite de Lorraine,
61000 Alençon.
Tél : 02 33 26 15 66.
Messe le dimanche et les fêtes d’obligation, selon la forme extraordinaire, à 9h.
Jésus Seul +
Ancilla